Cité manifeste

Commande publique, Mulhouse

La "cité manifeste", douze Logements expérimentaux ( secteur 2 )

Livraison 2005

En collaboration avec l'agence Duncan Lewis et Hervé Potin

Maître d'ouvrage : SOMCO / BET : Atelier des Construction (Structure), Camébat (Economie)

Date de conception : 2002

SHAB : 910 m2

Coût : 960 430 euros HT / 

Programme : Projet global : Construction de soixante logements groupés, divisés en cinq équipes d'architectes

Contrat : douze logements / 2T2, 2T3, 6T4, 2T5 / Logements PLA

Autres architectes mandatés pour l'opération : S. Ban / A. Lacaton et J.PH. Vassal / J. Nouvel / M. Poitevin

Le site : 


Le terrain acquis par la SOMCO - l'îlot Schoettlé (nom du dernier propriétaire des usines qui occupaient ce site précédemment) vient en bordure de la Cité Historique, à proximité d'un quartier plus composite. L'opération poursuit naturellement la trame viaire originelle.

 

Projet : 

Le projet se nourrit de la structure urbaine de la cité, de son ambiance, de son vocabulaire aléatoire et spontané. Il opère un " lissage " de la forme urbaine existante, dans un double mouvement simultané : de la forme présente vers son indexation comme projet. Le travail architectural consiste en l'échantillonnage du bâti existant - le carré Mulhousien augmenté des extensions.Le Bâtiment est une mise à plat du contexte et des processus qui ont généré sa forme : Il s'agit d'une architecture " extraite ", comme index de la cité existante propice à l'invention de territoires potentiels. Ainsi, L'habitat investit toute la parcelle jusqu'à la clôture. Le projet ne s'arrête plus aux murs, il contamine le voisinage et inversement. L'habitant dessine une géographie non programmée, le bitume s'infiltre, une densité s'installe autour d'un vide intérieur. Une intériorité se dessine pendant que le jardin construit se verticalise. Avec le temps, les espaces végétaux structurent les topiaires, se glissent dans les interstices, investissent les toits qu'ils transforment en pièces à vivre. Le projet se construit dans la durée et le mouvement.

 

Descriptif : 

Les trois unités construites, reliées par les espaces extérieurs, sont séparées par des venelles d'un mètre cinquante qui assurent la perméabilité avec le quartier. Chaque unité reprend la typologie de base du carré mulhousien : quatre logements répartis entre les branches d'une croix. Elles s'organisent autour d'une bande dure centrale où sont situés les blocs humides. Le noyau de base commun à toutes les habitations correspond à un appartement deux pièces sur double hauteur (cinq mètres Sous plafond) avec chambre à l'étage. Les pièces supplémentaires du programme viennent se greffer en porte-à-faux autour du vide, portées par leur escalier. Au-dessus de la structure principale métallique, la toiture auvent est accessible. Des structures légères (topiaires) phagocytent les espaces extérieurs ( sur le toit, en façade, autour des places réservées aux voitures) et intérieurs (dans les interstices du construit). Elles ne sont pas dissociables de la structure des façades vitrées qu'elles prolongent. Un système de rideaux subdivise les espaces de séjour. Les volumes des chambres consistent en une série de boîtes recouvertes de bardage bois contre-plaqué.