
Le projet des Ateliers Diderot vient requalifier une ancienne friche industrielle pantinoise, entre le cimetière parisien Pantin-Bobigny et le quartier des Quatre Chemins. Ancienne usine de pneu, le site est un ensemble composite de bâtiments de bureaux et d’entrepôts, caractéristiques de l’architecture industrielle du 20ème siècle.
Cette réhabilitation s’appuie et valorise le « déjà-là », issu de son passé industriel mais également de son activité sociale remarquable liée à une occupation transitoire.
Le travail architectural consiste ici en une simplification, réparation et réactivation afin de révéler les qualités esthétiques et fonctionnelles du site. À la manière d’un vase grec, les interventions architecturales sont ciblées et réfléchies, rendues visibles par un traitement esthétique différencié.
L’image créée est celle homogène d’un bâtiment industriel affirmant son caractère d’équipement moteur de la rénovation du quartier dont le design porte les valeurs de la ville durable.
Dans une démarche de réemploi, rendue visible sur site par un travail colorimétrique, 68% des profils existants ont pu être réutilisés sur site, représentant une économie significative de 8% de l’acier utilisé sur le chantier. Les structures existantes des halles se voient poursuivies ou complétées afin de créer un niveau supplémentaire d’ateliers. Des façades en acier viennent ensuite créer de véritables rues intérieuresqui, au-delà de gérer les aspects logistiques du programme, deviennent des espaces d’échanges et de convivialité, largement appropriables et encourageant la transversalité. Leur préfabrication en atelier a permis non seulement de diminuer les contraintes sur le chantier, mais également d’accélérer le processus de mise en œuvre, alliant confort, qualité et efficacité.
Les Ateliers Diderot, en action.
L’hôtel Astoria à deux pas de la gare et du Jardin des Plantes de Nantes, rebaptisé OLDEGAR après une transformation complète, devient un lieu hybride, festif et coloré. Au programme : 45 chambres et 3 appartements, un bar, un corner pizzeria, un salon de musique vinyles, deux terrasses, un garage pour y organiser des concerts secrets…
Bâtiment du 19e qui s’est pris une bombe au 20e, le lieu est de nouveau décloisonné et dépouillé pour retrouver l’espace pour danser. Esprit friche industrielle et techno minimale, ne reste ici que les spotlights et la couleur.
Ici la chromatique réveille les sens et se met en mouvement : chaque couleur ou motif joue sa partition. Zébras ferroviaires, dancefloor jaune plastifié, orange sncf vitaminé, vert prairie.
Pour le reste c’est 100% assemblage, bricole et réemploi. Un bar composé d’étagères industrielles pluguées à d’anciens buffets, commodes et vitrines. Du mobilier chiné, pimpé et augmenté, de grandes banquettes de gare, un canapé 70’s zèbré, affiches et sérigraphies de concerts mythiques collées aux murs, boules à facettes de seconde main provenant d’anciennes discothèques.
Pas de déco à thème pour les chambres, ne reste qu’un fond vert de cinéma ou chacun peut s’imaginer, retoucher et instagrammer son propre univers. La tête de lit enveloppe les dormeurs de ses zébras ferroviaires sous la lumière des anciennes appliques de l’hôtel pimpées au plexiglass comme de grands phares de locomotive.