Cimac

Concours pour la construction de salles de concert et d'enregistrement, bureaux et espaces d'accueil du public, pour quatres ensembles musicaux

Coût du projet : 7 766 000 EUros HT

SHON : 3 783m²

Concours 2011 - lauréat projet sans suite

Maîtrise d'ouvrage : Conseil Régional du Centre

Maîtrise d'oeuvre : Block architectes / Co-traitants : Isateg, L'escaut, Capri acoustique

Bâtiment HQE, cibles : 2, 4, 7, 8, 9, 10, 11, 13 

Signal

Ce qui surprend en arrivant sur le site, c’est l’éclatement du bâti, les larges espaces de parkings d’où l'on devine, au loin, les rives du Cher. Néanmoins, la forme urbaine est bien là, de cet environnement hétérogène, dispersé et fragmenté, le projet de la CIMAC doit faire un lieu homogène dont les éléments s’articulent pour concrétiser les enjeux de ses missions de créations et de diffusions. La CIMAC occupe la partie centrale de la parcelle et s'affiche clairement comme une "architecture signal" ceinturée d'une noue paysagère. Son implantation transversale ménage, au Sud, un espace permettant d'accueillir le Centre chorégraphique national de Tours, cette réserve foncière permettant de constituer entre-temps une scène extérieure. 

 

Articulation

La CIMAC est composée de trois éléments distincts :
« Le grand plateau » constitue le noyau du projet. Il se caractérise par une grande toiture blanche. Véritable cœur du projet, il est accessible par les quatre façades de la salle, marque de son ouverture à de nombreuses configurations. Le dessin de la salle propose un espace "autre", analogue aux lieux sacrés. C'est un lieu contemporain mais "hors du temps", justement dédié à des musiques intemporelles. Le projet a été conçu afin de pouvoir construire dans une phase ultérieure des chambres de réverbération permettant d'étendre le répertoire de formes musicales de la CIMAC. 
« Le péristyle » est conçu sur deux niveaux. Il rassemble l’ensemble des déambulations, les loges, ainsi que les espaces de gestion de la CIMAC. 
Enfin, un ensemble de "satellites" s'aimantent autour du "péristyle". Ils regroupent les plateaux de travail et les studios dédiés aux artistes. Parmi ces "satellites" recouverts d'écailles de zinc, l'espace public du café se distingue comme une grand maison en bois ouverte sur le parvis. 

La cité affirme ainsi son caractère d'équipement public tout en lui donnant une véritable échelle humaine. Le projet compose l'image d'une cité qui affiche et concrétise l'idée d'une communauté artistique ouverte sur l'espace public. Son implantation contribue à dessiner un lieu et un milieu propre au développement des pratiques artistiques.