Lycée Monge La Chauvinière

Déconstruction et reconstruction de l’atelier professionnel énergie-froid-climatisation au lycée Monge-La Chauvinière à Nantes.

Coût du projet : 2 900 000 Euros HT
SDP : 2050 m2
Conception : 2013 - Concours Lauréat - chantier en cours
Livraison : 2018
Commande publique
Maître d’ouvrage : Région des Pays de la Loire
Maîtrise d’œuvre : BLOCK architectes mandataires Co-traitants : CETRAC, ITAC, AREA Canopée, AREA Etudes, ECR
Missions : Base + Exe + OPC + SSI

Une identité forte

Le projet s’implante sur le site du lycée Monge au  Nord de la ville de Nantes à proximité de la route de Rennes. Le terrain dévolu à l’opération est actuellement occupé par des bâtiments préfabriqués et est bordé de part et d’autre par des bâtiments d’enseignement de grandes échelles. La situation particulière de la parcelle articule l’espace entre le bâtiment E0, le bâtiment B0 et borde le passage couvert. Les quartiers situés au Sud  du site sont constitués d’un tissus pavillonnaire de faible densité. Dès lors, il s’agit d’initier un projet qui vienne s’insérer et ‘faire’ avec le contexte, en cohérence avec les  problématiques architecturales en présence.  Dans ce site, où l’accroche aux existants est difficile, puisque multiple, le projet propose une identité forte, à l’échelle du lycée et du quartier. L’idée qui a guidé le projet tout au long de son élaboration est la création d’une architecture simple, lisible et identifiable depuis le parvis.                                

Un bâtiment «Objet»

Le projet se pose à la manière d’un «objet» le long du passage couvert et dans l’emprise foncière dévolue à

l’opération sans modifier les flux existants. A l’ouest, il ménage un espace libre et planté le long de la hall B0. L’équipement forme  un volume en R+1 qui s’organise autour d’une double hauteur surmontée d’un Shed. Cet espace articule la lumière naturelle, les regards et les flux en limite des trois principaux ateliers.                                                                                                                                                           

Un lien clair

Le nouvel équipement s’impose en «rupture» pour rétablir du lien plus clair entre les ensembles bâtis. Il s’écrit en contre-point architectural et s’impose comme le nouveau centre du Lycée. La couleur orange des façades, la forme du shed sont autant d’items qui se réfèrent au bâti existant et aux  couleurs du quartier. Cette teinte chaude rééquilibre la tonalité picturale du site. De plus, le projet construit une synthèse  architecturale du contexte et s’impose comme un bâtiment «icône». Ce travail participe de l’articulation de l’équipement avec l’architecture du lycée et son contexte proche. Le second thème de réflexion porte sur l’image du projet au regard du programme. Nous avons voulu éviter l’écueil d’une débauche de technologie en façade (panneaux solaires, éoliennes…). Au contraire, nous prenons le contre-pied formel : c’est un bâtiment technique sans technologie apparente. Par sa simplicité formelle, à l’image des produits technologiques avancés, il communique l’idée d’un design intégré. Ainsi nous réduisons au maximum les effets et les moyens de façon à assurer la pérennité de son image.